Vous êtes passionné de vélo, nous aussi ! C’est pour cette raison que nous souhaitons, tout au long  de l’année, vous faire découvrir des épreuves qui en valent le détour.
Ce week-end, nous avons testé pour vous « Le Tour du Mont Blanc Cyclo ». Le TMB qualifié par la presse spécialisée de «The world’s toughest one day bike race ». « La course d’un jour la plus dure du Monde » fait figure de référence dans le monde des épreuves Ultra. Résister aux 330 kilomètres, avaler les 8000 mètres de dénivelé positif et repousser ses propres limites sont les maîtres mots pour relever ce défi hors norme. La route est longue à travers les paysages alpins des 3 pays traversés (France, Suisse et Italie) mais chaque col franchi vous rapproche un peu plus de votre objectif : devenir un votre propre héros.

La course commence..la veille. Rassemblés lors du briefing d’avant course, tous les participants partagent leurs derniers conseils. L’atmosphère détendue se mêle à l’excitation du défi qui s’annonce exceptionnel. On vous laisse juger par vous-même :

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5h samedi matin, on est 650 devant la ligne de départ aussi stressés que motivés.

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Les premiers kilomètres défilent vite, presque 40 de moyenne dans la première heure. Jusqu’à Chamonix, c’est facile ou presque (façon de parler). Quelques petits cols mais rien de très méchant comparé à ce qui nous attend dans la journée. La première vraie difficulté se trouve au km 78, Col des Montets enchaîné très vite avec le Col la Forclaz (km96) qui nous fait basculer en Suisse.

Km 109, nous arrivons au pied du Col de Champex.
Champex-Lac c’est très dur, à tel point qu’on croirait un col du Val d’Aoste. 11km à plus de 8% avec un pente très régulière, nous avons beaucoup souffert dans celui-ci. Douleur vite oubliée par la magnifique carte postale du Lac de Champex.

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La descente qui suit est rapide et facile, elle nous mène à Orsières pied, du col du Grand St Bernard. La route est large, assez roulante mais les voitures sont nombreuses. Le Col du Grand St Bernard est le col mythique entre la Suisse et l’Italie. C’est long, très long. Près de 35km de montée, 20km roulants. Les derniers kilomètres ont interminables… Ravitaillement au sommet, bien prendre le temps de s’alimenter et de se couvrir pour la descente qui s’annonce très froide.

Nous basculons dans la descente qui est juste incroyable : ces lumières, ces couleurs nous mettent presque les larmes aux yeux. Les kilomètres défilent et nous arrivons vite à Aoste. Ensuite, c’est plat ou presque pendant un long moment. Ce passage dans la vallée d’Aoste (Val d’Aosta en Italien) permet de récupérer et de refaire le plein hydrique et alimentaire. Le ravitaillement en solide et liquide à La Salle nous permet une dernière vraie pause avant le gros morceau de cette épreuve : l’enchainement Petit St Bernard / Cormet de Roselend.

Morgex, Km 217, nous sommes au pied du col du Petit St Bernard, petit que par le nom car c’est … à 6% de moyenne qui nous attend. Le pied du col est facile, les pentes sont douces, les courbes s’enchaînent. Les derniers kilomètres sont un peu plus compliqués, l’altitude se fait sentir, le froid et le vent également. Il faut s’accrocher, plus que deux cols et c’est terminé !

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Près de 50km de descente et nous sommes à Bourg St Maurice, dernier ravitaillement avant le Cormet de Roselend. On entame l’avant dernière difficulté du jour : 19km à 7% de moyenne. Si c’est assez roulant jusqu’au Km 7, ensuite ça devient plus dur : 8%-9% parfois. Il faut s’accrocher.
Un replat à mi-col fait le plus grand bien. Les 5 derniers kilomètres sont assez dégagés et le vent y est fort ! Il ne fait pas chaud là haut ! On entame alors la descente du jour avec vue sur le lac de Roselend absolument somptueuse mais assez technique, la vigilance est amoindrie avec la fatigue.

Km 314, virage vers Hauteluce, c’est le pied des Saisies ! La ligne est proche. On ne sent plus les jambes, la douleur vous empêche de penser à quoi que ce soit d’autre.

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Après 16h25 passées sur le vélo, l’arrivée, la délivrance, l’émotion. C’est fait ! Finisher de ce Tour du Mont Blanc. On nous donne un diplôme, notre beau tee-shirt de finisher et c’est pasta party pour tous les concurrents. Chacun parle de sa course dans une ambiance familiale.
A minuit, les derniers arrivants passent la ligne avec plus de 3h de vélo dans le noir complet dont la descente du Cormet de Roselend…! #admiration

Bilan
Nous avons pris énormément de plaisir malgré la grande difficulté de l’épreuve. Le parcours est vraiment magnifique et offre des panoramas incroyables. Si le nombre de participant est encore modéré, cela ne devrait pas durer longtemps. Plus qu’une simple course, c’est un défi personnel hors du commun qui restera gravé dans votre mémoire à jamais. Et si la condition physique est importante, le mental est essentiel. Car au-delà des cols, quand la fatigue se fait sentir après 10h de vélo, c’est le mental qui guide vos pas pour vous mener au bout de ces 330 KM.

Après 6 éditions, la course compte (seulement) 875 Finishers. Serez-vous le prochain ?